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Notre concert du 28 mai à Bad Hombourg

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Nous avons eu le très grand plai­sir de chan­ter avec le chœur Bach de Bad Hombourg le samedi 28 mai.

Voici la tra­duc­tion de l’arti­cle paru dans le "Taunus Zeitung" le lundi sui­vant :

Les enne­mis peu­vent se trans­for­mer en amis : Un concert cho­ral pour fêter les bon­nes rela­tions franco-alle­man­des

par Wolfgang Rüdell.
Traduit par John Penhallow.

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Les mira­cles sont pos­si­bles. Il suf­fit de les vou­loir. L’ami­tié franco-alle­mande en est un. Pendant des siè­cles les deux peu­ples se sont affron­tés. Et pour­tant, par une volonté com­mune, les enne­mis héré­di­tai­res en sont venus à for­ger une solide ami­tié. « Une célé­bra­tion de l’ami­tié franco-alle­mande", tel était le thème du grand concert cho­ral donné devant un public de 300 per­son­nes dans la Erlöserkirche (église du Sauveur) à Bad Homburg. Venus spé­cia­le­ment de la capi­tale fran­çaise, une qua­ran­taine de chan­teurs du "Chœur d’Oratorio de Paris" étaient venus fêter en musi­que cette ami­tié avec autant de mem­bres du Homburger Bachchor.

Le week-end de la Fête Dieu (18 juin), les Hombourgeois seront à Paris avec leurs amis fran­çais pour inter­pré­ter ensem­ble le même pro­gramme.

Dans son dis­cours, le Pasteur Andreas Hanneman, rap­pe­lant la triste actua­lité de l’his­toire contem­po­raine, a exprimé l’espoir qu’une réconci­lia­tion entre La Russie et l’Ukraine soit pos­si­ble : « comme l’Allemagne et la France ont réussi à le faire ». L’ancien Maire de la ville, Karl-Heinz Krug (SPD), a fait allu­sion à la poli­ti­que de détente qui avait per­mis la chute du rideau de fer et l’uni­fi­ca­tion de l’Allemagne.Il a sou­li­gné que depuis la signa­ture du traité de l’Élysée en 1963 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, l’ami­tié entre les deux pays n’a fait que se déve­lop­per et pros­pé­rer, ce qui s’est tra­duit par le jume­lage entre les vil­les de Bad Homburg et Cabourg.

80 chan­teurs en har­mo­nie vocale

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Répétition avec Suzanne Rohn, Kantor de l’Erlösenkriche de Bad Hamburg

Et la musi­que ? « Comme un cerf brâme à la recher­che de l’eau vive, ainsi mon âme te cher­che, toi mon Dieu », les quel­que 80 chan­teurs des deux chœurs ont entonné la mise en musi­que du psaume 42 (41) de Felix Mendelssohn (1809-1846) avec une har­mo­nie vocale et une clarté tex­tuelle comme s’ils avaient tou­jours chanté ensem­ble. Du haut de la tri­bune, Britta Jacobus a illu­miné l’espace de l’Erlöserkirche avec un mezzo clair et puis­sant, accom­pa­gnée à l’orgue par Esther Assuied. Cette der­nière a pu être recru­tée au pied levé trois jours aupa­ra­vant pour rem­pla­cer l’orga­niste Quentin Guerillot, tombé malade du COVID. « Pourquoi te déso­ler, mon âme, et gémir en moi ?", s’excla­maient les voix mas­cu­li­nes, tan­dis que les voix fémi­ni­nes oppo­saient « Espère en Dieu ! ».

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Le gateau de l’amitié ! Suzanne Rohn et Frédéric Pineau à 4 mains

Après la par­tie alle­mande du pro­gramme, Susanne Rohn a cédé sa place au pupi­tre à Frédéric Pineau (chef de chœur du COP) : dans son Requiem, inter­prété pour la pre­mière fois en 1947, le com­po­si­teur Maurice Duruflé (1902-1986) asso­cie la ryth­mi­que médi­ta­tive des mélo­dies gré­go­rien­nes à des cou­leurs impres­sion­nis­tes. L’œuvre est impré­gnée d’une atmo­sphère contem­pla­tive. Mais le désir de libé­rer les âmes des pieux des tour­ments de l’enfer est sou­li­gné avec force : "Liber eas de ore Leonis" (libère-les de la gueule du Lion). De la tri­bune laté­rale, le bary­ton Simon Bailey s’est donné d’une voix forte : "Hostias et pre­ces tibi, Domine, lau­dis offe­ri­mus" (nous t’offrons sacri­fi­ces et priè­res, Seigneur, en chan­tant tes louan­ges).

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En remer­ciant le public après un ton­nerre d’applau­dis­se­ments, le Chef de Chœur Pineau a exprimé l’espoir « que notre col­la­bo­ra­tion soit le témoin d’une paix qui dure. Nous la dédions à ceux, par­tout dans le monde, qui en ce temps ne connais­sent pas la paix. » Sous sa direc­tion et accom­pa­gné à l’orgue par Susanne Rohn, le concert s’est ter­miné avec la plai­doi­rie fer­vente de Mendelssohn : "Verleih’ uns Frieden gnä­di­glich, Herr Gott, zu unsern Zeiten". (« Donne-nous, O Dieu misé­ri­cor­dieux, la paix en notre temps »)